Le Petit Kiosque - Culture

 

8 MARS LA JOURNEE DE LA FEMME

Par Catherine Blanchard

 

Chères amies, c'est notre jour, il faut en profiter, notre récente visite à l'Assemblée Nationale nous a confirmé qu'il reste du chemin à parcourir, les femmes n'occupent que 35 % de l'hémicycle et nous pouvons considérer que nous sommes sous représentées !

En ce qui concerne l'égalité entre les sexes, nous n'argumenterons pas, l'homme est l'égal de la femme, nous en avons pris acte et ne reviendrons pas là-dessus.

Cependant, si dans la cosmologie Chinoise, l'Homme c'est le ciel, la femme, ne l'oublions pas c'est la terre, et que serait le ciel, sans la terre ? je vous le demande, un projet élevé, spirituel dans le meilleur des cas, mais souvent fumeux, sans ancrage dans le monde réel. De mauvais esprits nous le reprochent nous serions trop terre à terre, trop conservatrices, n'ayons pas peur des mots, notre projet de vie se résumerait au plan d'épargne logement, à la location de vacances au Croisic et à l’achat de la Scénic c'est-à-dire à l'enlisement à plus ou moins longue échéance dans le crédit longue durée et la traite au long cours pour ne pas dire à vie.

Je m'oppose catégoriquement à cette vision trop réductrice de notre engagement dont le but ultime est la sauvegarde de l’espèce. Nous sommes des femmes de bons sens, qui, comme tout être humain, veulent donner une signification à leur vie. Aux questions fondamentales que tout être vivant se pose : "Qu'est-ce que la vie ? Qu'est-ce que la mort ?" Nous ajoutons cette assertion que toutes les femmes de ce cénacle se posent régulièrement :  qu'est-ce qu'on va manger ce soir ? Éternelle question !

Un femme se doit d'avoir plusieurs cordes à son arc , à notre époque, elle est une partenaire économique et financière sur laquelle compte la famille, et si elle s'investit à l'extérieur dans un travail, souvent moins bien rémunéré que ses confrères masculins, elle assume également, une charge importante à la maison, où elle se doit de maintenir un cadre de vie stable pour l'équilibre de ses enfants , épouse,  mère , on peut dire qu'elle ne chôme pas... le bonheur conjugal est un poste à temps plein!

Plus tard, l'âge venant, nous sommes encore là, pour nos petits enfants, fidèles au poste, jouant les mamans gâteaux, les mamys sorties, épaulant les couples en mal de garde d'enfants et de soutien scolaire, vous connaissez toutes la formule : chic ils arrivent ouf ils s'en vont !

C 'est pourquoi aujourd'hui, nous nous réunissons pour fêter les femmes, nos sœurs, nos amies et nous vous souhaitons une belle journée ... 

 

 

 

Victor Hugo et Les Misérables

Par Catherine Blanchard

 

Ces" misérables", attention, ils ne sont pas tous dans la misère, si certains le sont au physique, d'autres le sont au moral, de fieffés "misérables", effet de la richesse de la langue française, on peut prendre le terme dans les deux sens, celui qui fait le mal et celui qui le subit.

Dans les années 1830, où se situe le premier tome des Misérables de Victor Hugo, l'exploitation n'a pas de limite, les femmes bien sûr et les enfants d'abord, puis les ouvriers, les pauvres, mendiants, bagnards les misérables ceux qui ne sont rien, une vue terrible de l'humanité se dessine au fil du récit ... âmes sensibles s'abstenir … je vous résume l'histoire ...

 

Le pauvre Jean Valjean, a volé un pain pour nourrir les 7 enfants de sa sœur (veuve et tuberculeuse) c'est un bon frère, lui, il ne voulait pas laisser sa sœur dans la débine, las, il n'a pas les moyens d'avoir un avocat donc, pas de circonstances atténuantes, le tribunal le condamne 5 années aux galères, on ne lésinait pas en ce temps-là, pas de bracelet électronique, des chaînes et des boulets aux pieds.

Il va essayer de s'enfuir, la soupe étant mauvaise, on le rattrape à chaque fois, jugé récidiviste, il y restera 19 ans.

Quand il sort de cet enfer (je vous fais grâce des coups, de l'humiliation permanente) il porte le bonnet des forçats, ce qui ne lui apporte guère de sympathie auprès des villageois, il doit présenter un papier dans chaque commune où il se rend …il n'y est pas le bienvenu, vous vous en doutez, mêmes les enfants lui jettent même des pierres, les braves petits !

 

En ce temps-là , vivait à Digne,  un saint homme d'évêque ,  il parait que pour sauver l'humanité, 1 seul homme suffit ,  il y en avait un à Digne, ce brave évêque accueillait toute la misère du monde, sa porte restait ouverte, il offrait le gîte et le couvert sans discrimination,  seul moment d'humanité pour notre pauvre hère qui là, va connaître quelques instants de paix auprès de ce bon père...las,  quand on sort de 19 ans de galère …le pli est pris, surtout les mauvais plis, il part avec les petites cuillères, tout de suite repris par les argousins, une police de proximité très efficace, il ne devra son salut  qu'à cet évêque, remarquable, qui ajoutera à son butin, les fameux chandeliers d'argent qui le suivront toute sa vie, la flamme des chandeliers réchauffera son cœur de forçat et fera de lui non seulement un homme honnête, mais  un juste, parmi les Justes: "Jean Valjean, mon frère, vous n'apparteniez plus au mal mais au bien. C'est votre âme que je vous achète …"

 

Cette période du XIXème siècle dite " Romantique" m'a fait froid dans le dos , les conditions de travail, de logement, sont terribles, quant à la condition de la femme alors là, on sombre directement dans la tragédie, elles enfantent dans la douleur, un nombre incalculable de moutards, elle meurt avant 40 ans, leur vie sentimentale est édifiante,  elles sont séduites et abandonnées dans le mois qui suit, femme publique ou entretenue, ces filles qu'on dit de joie, ne rigolent pas tous les jours !

Plongée dans la lecture de ce génie, j'ai tellement vécu l'action que j'ai pleuré toute une semaine avec jean Valjean, Fantine et Cosette, j'ai frôlé la dépression.

 

J'ai repris ma lecture, 66 pages sur Waterloo, notre grand homme nous rappelle l'histoire avec un grand H comme Hugo, il nous explique qu'il s'en ait fallu d'un rien que Napoléon soit vainqueur, il pleuvait, il pleuvait toujours, pour la deuxième fois l'aigle baissait la tête. C'est la météo qui est cause de tout, l'artillerie au lieu de tirer le canon à 6 heures du matin, n'a pu le faire qu'à 11 h, pas de visibilité trop de pluie, terrain mou, trop d'ornières, la cavalerie a été engloutie et les Prussiens ont pu faire la jonction avec l'armée Anglaise de Wellington, si vous voulez plus de détails, je suis imbattable enfin ce n'est peut-être pas le mot ! 66.000 morts en une journée.

J’ai attaqué courageusement les tomes II et III ... trois semaines sur les barricades : 1830, 1832, 1848, je vous le confirme la révolution ce n'est pas une sinécure ! Mais on a obtenu des résultats : l'école primaire gratuite et obligatoire, liberté de réunion, liberté de la presse, limitation du travail pour les enfants ! Pour la peine de mort il a fallu attendre Monsieur Badinter et pour les femmes … c'est toujours en cours ... 

 

 

 

Molière toujours vivant

 

par Catherine Blanchard

 

Tous les 17 février, la comédie Française rend hommage à Molière, parti le 17 février 1673 ; on y éclaire son fauteuil, émouvante relique où Molière a joué le rôle d'Argan. Ce Lundi 17 février 2025, je fêterai notre grand auteur, il me réjouit et je veux vous communiquer mon amour indéfectible pour cet homme qui a su si bien nous dépeindre les travers et les complexités de l'âme humaine, il le fait, avec sa verve, son talent, son érudition.

 

Molière nous manque, il fustige avec art l'esprit de lourdeur, la vanité et l’égoïsme de ses contemporains, on aimerait qu’avec le même humour et sens de la dérision, un nouvel auteur nous fasse le portrait de nos, Mascarilles, Tartuffes et Bourgeois qui pullulent dans nos sociétés.

L'Art est difficile, Molière le possède pleinement, dans ses pièces, l’esprit, la langue, les situations, tout concoure à brosser le tableau d'une époque, il nous instruit en nous amusant, il veut que ses comédies soient divertissantes, pour le Roi comme pour le peuple.

 

Cette fois, j'ai choisi de vous lire "Le Malade Imaginaire" sa dernière pièce, son dernier rôle, le thème de la maladie et des médecins n'est pas des plus réjouissant, Molière s'y attaque avec courage. Il nous fait rire, nous moquer de nos peurs et dans un dernier pied à la mort, il nous transmet son amour de la vie, poursuivant son métier, jouant et vivant jusqu’à son dernier souffle...    

 

 

 

Ecrivaine en Herbe

 

Par Catherine Blanchard

 

L'Atelier d'écriture était complet cette semaine, cela plait beaucoup, tout le monde veut écrire, mettre au propre ses souvenirs, son quotidien, laisser une trace pour les enfants, une biographie familiale.

Mais, une vraie "écrivaine" c'est rare, une pépite,  il n'y en a pas des masses,  lors de mon  stage,  une petite jeune fille de 14 ans nous a bluffé par son talent, la qualité de son style, la richesse de son vocabulaire et de ses références littéraires ;  c'est avec beaucoup d'humour, qu' elle a choisi de raconter  le calvaire d'une fée dite "Carabosse"  accusée, à cause d'un physique disgracieux, d'être une mauvaise fée,  se complaisant à jeter des sorts aux enfants, dès le berceau.

 

Elle voulait juste rendre service à une jeune fille perdue dans ses rêves, afin qu'elle obtienne un diplôme et s'assume financièrement, au lieu de dépendre de l'arrivée improbable d'un prince dit charmant.

Toutes les femmes que je connais, ont toutes épousé des princes charmants, qui se sont révélés au fil des années des éteignoirs ou plus si affinités !

 

Pour préserver son couple, la vie de l'épouse doit être intéressante, riche de rencontres, d'intérêts de toutes sortes : intellectuels, artistiques etc...

On ne peut pas attendre tout d'un mari, l'indépendance financière est plus que jamais nécessaire, nous devons être des partenaires, construire une vie à deux, en essayant de vivre, au mieux, sans se détruire par des problèmes de pouvoir, de rivalité, de compétition ou autres…

 

Enfin, pour résumer, la jeune belle princesse n'était pas douée pour filer la quenouille; dès ses premiers essais, elle s'est piqué le doigt, une vraie gourde selon la fée, pas douée et prétentieuse, qui a tout de suite reporté ses incapacités sur son employeur; la fée ulcérée a porté sur sa stagiaire un malencontreux coup de baguette, la belle  s'est retrouvée endormie pour 100 ans, un problème de réglage indépendant de sa volonté a déclaré la fée, les syndicats se sont emparés de l'affaire, les  réseaux sociaux  ont fait le reste…

 

Carabosse s'est bien défendue, pour couper court à vos insinuations a-t-elle dit : "je vous annonce que dans cent ans, messieurs,  elle n'aura plus besoin de filer la quenouille, les textiles modernes lui conviendront parfaitement, elle pourra ouvrir une boutique de prêt à porter ou être styliste, "influenceuse" sur le net,  que sais-je, je lui ai rendu un fier service à cette bécasse, au lieu de végéter dans un artisanat confidentiel, elle se lancera sur le marché international et fera carrière !"

 

 

Un vrai conte de fée, mis au goût du jour !

 

 

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